Beni et Lubero meurent, le gouvernement observe un poème du journaliste Arsene KAVYAVU

À vous, frères et sœurs de Ntoyo,
Dans le silence brisé des collines,
Là où la vie chantait encore hier,
Les larmes ont coulé comme un fleuve sans fin.

Soixante-douze âmes, fauchées sans pitié,
Des innocents, des enfants, des vieillards,
Arrachés à la terre, au matin de l’espoir,
Par la main souillée de la barbarie.

Les flammes ont avalé maisons et camions,
Les cendres dansent encore dans le vent,
Huit motos, seize toits, deux engins brûlés,
Comme si la vie pouvait être effacée.

Ô Ntoyo, ton nom résonne en notre sein,
Et chaque battement de cœur crie vengeance,
Non pas la haine, mais la justice et la paix,
Car ton sang ne doit plus couler en silence.

Kivu saigne, et le monde regarde ailleurs,
Mais nous, tes enfants, levons la voix,
Pour dire que la douleur n’est pas une habitude,
Et que l’Est du Congo mérite la joie.

Vous n’êtes pas seuls dans vos ténèbres,
Nos bras invisibles vous portent, vous bercent,
Nos prières vous enveloppent, jour et nuit,
Dans la lumière d’un matin promis.

À nos morts, paix éternelle,
À nos vivants, force immortelle,
À Ntoyo, promesse solennelle :
Nous nous souviendrons. Et nous parlerons.

Justice pour vous. Dignité pour nous tous.
Et que plus jamais la terre ne pleure vos pas.

Arsene Kavyavu

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1 comment

Kakule musavuli prime métal September 9, 2025 - 6:53 pm
Mes condoléances d,abords à la nation suite aux multiples carnages de la population à Mangurejipa. Et courage aux personnes vivant avec handicap physique
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